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Croix
PRO VITA

OU LE COMBAT D'UN PRETRE ORTHODOXE ROUMAIN POUR LA VIE

Lettre N°8 / automne 2003

icône qui pleure
Cette icône de la Mère de Dieu se trouve dans l’Eglise paroissiale de LECTA NOUA, au sud de BUCAREST, sur la route d’ALEXANDRIA. Elle se trouvait dans une église en bois du XVIIe siècle, avant d’être transférée en mai 1867 dans l’actuelle église du village.
Depuis le 5 octobre 2002, l’icône de la Mère de Dieu pleure régulièrement. Après un arrêt de quelques mois, le phénomène a repris, le 20 avril 2003. Le miracle a lieu durant les offices liturgiques et peut être vu de tous.
Il existe actuellement, en Roumanie, trois icônes miraculeuses de la Mère de Dieu, qui pleurent ainsi. Il existe aussi un bois, dans lequel apparaît régulièrement une croix lumineuse, miracle constaté par des nombreux bûcherons. La TV roumaine a fait connaître au grand public ces évènements.

Sommaire :



Chers amis,

Cette lettre d’information de l’AOFFR vous apporte quelques nouvelles de l’œuvre de Père Nicolae TĂNASE, « PRO VITA pour les enfants nés et à naître ».

Comme vous le savez déjà, il existe des maisons d’accueil (maisons ou appartements loués ou achetés par « PRO VITA ») de jeunes femmes avec leurs bébés ou de femmes enceintes, à Valea Plopului, Valenii de Munte, Bucarest. Dans ces maisons, les jeunes femmes organisent elles-mêmes leur vie avec leurs enfants, soutenues matériellement par « PRO VITA », accompagnées par Père Nicolae, son épouse et d’autres volontaires. Ce système d’accueil continue à fonctionner, ainsi que l’accueil d’enfants au sein des familles. Toutefois, ces maisons ont besoin de notre aide matérielle et les familles ont également besoin d’être soutenues. La vie est dure en Roumanie.

A Valea Screzii, l’accueil est un peu différent. A l’orée de ce village, Père Nicolae a donc entrepris la construction d’un centre pour les enfants, ou plutôt s’agit-il d’un véritable village, qui s’apparente tout à fait aux basiliades fondées ou inspirées par le grand évêque de Césarée en Cappadoce, en IVe siècle. A terme, ce centre comprendra, outre les logements, une église, un dispensaire, une école, une menuiserie, des ateliers divers, une ferme et tout ce qui est nécessaire à la vie de toute une petite et jeune population. Certains de ces éléments existent déjà, d’autres sont en cours de réalisation, d’autres encore sont seulement à l’état de projet. Parmi ces projets, Père Nicolae aimerait, à proximité de ce centre, une présence monastique. Ce qui nous ramène de nouveau aux « cités de la charité » fondées par St. Basile-le-Grand, nommées « nouvelles villes » par St. Grégoire-de-Nazianze dans le sens de la charité évangélique qui les animait, prémisse et annonce du Royaume, appelées plus tard « basiliades » en égard à leur fondateur. Ces basiliades regroupaient autour d’une église, des écoles et des hôpitaux, hospices, orphelinats, léproserie, ou fidèles et moines ou moniales travaillaient au service du plus pauvre.

Il est heureux de voir aujourd’hui sortir de terre une « cité de la charité », dans l’esprit des pères, de St. Basile et de St. Jean Chrysostome en particulier.

Fin août, Père Nicolae a eu l’occasion de passer rapidement en France, et nous avons eu la joie de l’accueillir en Bretagne avec deux autres prêtres, Ioan et Marian, accompagnés de leurs épouses. L’occasion de Père Nicolae de nous faire part d’un nouveau soucis qui l’habite : que faire pour les personnes qui sortent de prison ?...

Que Dieu nous aide,
 Père Philippe


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crucea


Extrait de « L’homélie sur la parole du prophète David » de Saint Jean Chrysostome :
Les pauvres sont les plus sûrs gardiens des trésors


C’est un esclave fugitif que l’or. Aujourd’hui, à celui-ci ; demain, à celui-là ; et c’est qu’il n’est pas fugitif tout seul, mais il rend les autres fugitifs, il fait souvent que ceux qui le gardent prennent la fuite. Par quel moyen ce fugitif pourrait-il donc être retenu ? Il faut chercher un moyen tout contraire à celui qu’on emploie pour les autres fugitifs. Les autres, quand on les retient, demeurent ; celui-ci quand on le retient, s’enfuit ; qu’on l’envoie au contraire, à droite et à gauche, il demeure. Ce que je vous dis peut vous paraître étrange ; voyez ce que font les agriculteurs ! S’ils gardent le froment chez eux, enfermé, entassé, les teignes et les vers s’y mettent, tout est perdu. Si, au contraire, ils le dispersent, à droite, à gauche, dans les champs, non seulement ils le conservent, mais ils le multiplient. Il en est de même de l’or : est-il enfermé dans des coffres, gardé entre des portes, sous des verrous, enfoui dans la terre, vite, il prend la fuite. Mais si, comme l’agriculteur jette le blé sur la terre de labour, vous jetez votre or aux ventres affamés, non seulement il ne prend pas la fuite, mais, par ce moyen, il fructifie.

Pénétrés de cette vérité, ne le livrez donc plus à vos serviteurs, ménagez-vous de milliers de mains qui le retiennent ; les mains des veuves, les mains des orphelins, les mains des mutilés, les mains des prisonniers. Votre or ne peut échapper à tant de mains qui le tiennent, mais, retenu sûrement, il demeure et fructifie.

Mais que laisserai-je à mes enfants, me dit ce père ? Je ne vous force pas le moins du monde à tout répandre, quoique pourtant, quand vous répandriez tout, vous ne feriez par là que mieux assurer la fortune de vos enfants, à qui, au lieu de richesses, vous légueriez la faveur d’un Dieu propice, la fortune qui vient de l’aumône, des milliers de protecteurs parmi les hommes, d’innombrables bienfaiteurs. En effet, de même que nous détestons les avares, qui ne nous ont fait aucun mal, de même ceux qui font des aumônes et dont nous n’éprouvons pas personnellement la bonté, nous les respectons, nous les chérissons et avec eux nous chérissons leurs enfants. Considère donc cette beauté, que tes fils aient des milliers d’âmes pour les aimer ; que tous les hommes, en échange de l’or dépensé pour le soutien des indigents, puissent dire : celui-ci est le fils d’un homme plein de bonté, le fils d’un homme miséricordieux. Quant à toi, voici ce que tu fais, tu embellis ce qui est insensible. Une pierre est insensible, et tu l’entoures de milliers de talents d’or ; au contraire, voici un être sensible que la faim fait mourir et tu ne partages pas avec lui, même la nourriture qui lui est nécessaire. Eh bien, quand le redoutable tribunal apparaîtra, quand tes yeux verront les fleuves de feu, quand on nous demandera compte de nos actions, que répondras-tu pour une telle négligence, pour un tel délire, pour tant de cruauté et de barbarie ? Quelle sera l’excuse légitime ?


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SECOND VOYAGE DE JEUNES BRETONS EN ROUMANIE

Pour la seconde fois, un groupe de jeunes de 20 ans en moyenne, 4 catholiques et une orthodoxe, du Centre Bretagne et de Brest, ont demandé à connaître l’œuvre de Père Nicolae Tanase à Valea Plopului, animés aussi par le désir de découvrir un peu de la Roumanie. Les jeunes étaient étudiants (es), le voyage s’est déroulé à l’occasion des vacances scolaires de printemps, du 19 avril au 02 mai 2003. Un voyage, certes, un peu court mais ô combien dépaysant ! (pour information, à six, c’est un voyage qui revient à 100 euros par personne).

Comme lors du premier voyage (cf. lettre n°5), nous sommes partis de Bretagne avec un mini-bus et une remorque bourrés de dons : vêtements pour bébés, fournitures scolaires, chaussures, couches, jouets, produits d’hygiène … A Limours, nous nous sommes arrêtés à la Métropole pour prendre encore 10 paquets de matériel pédagogique donné par Hélène, ancienne institutrice. Arrêt aussi à Metz (station désormais traditionnelle) chez la famille Hipeau, pour embarquer vêtements d’enfants et médicaments, et puis cap sur la Roumanie.

Un voyage paisible, sans problèmes aux frontières, sans problème cette fois de véhicule, sinon au retour, en arrivant en Bretagne, où le moteur faillit prendre feu et où nous avons eu quelques soucis.

En Roumanie les jeunes ont pu, sur la route nous menant à Valea Plopului, apprécier l’hospitalité des roumains(es) et visiter les monastères de Brâncoveanu et Dejani (Transylvanie). A peine arrivés à Valea Plopului, nous repartions, à l’invitation de Père Nicolae, pour Letca Noua, petit village dont l’église paroissiale a une icône de la Mère de Dieu qui pleure, miracle visible à tous. Pour les jeunes occidentaux, l’évènement était vraiment surprenant.

Surprise aussi au village dont Père Nicolae est le prêtre, Valea Plopului. En effet, nous étions durant la Grande et Sainte Semaine qui précède la fête de Pâques. Or, dans les villages de Roumanie, cette semaine très particulière dans l’Orthodoxie, est marquée par de longs offices journaliers, par l’abstinence et le jeûne … Les plus fervents ne mangent qu’une fois par jour (régime carêmique, donc pas de produits d’origine animale) et après les offices, c'est-à-dire aux alentours de minuit. Après minuit, l’église paroissiale ne se vide pas, car les hommes, qui dans la journée travaillent, viennent alors se confesser en vue de la grande fête de la Résurrection du Christ. C’est tout le village qui vit dans l’attente, et la tension est palpable, la fatigue aussi. Pour les jeunes étudiants bretons, cette semaine n’a pas été facile à vivre, étant peu habitués aux jeûne. Mais arrivés la nuit de Pâques, ils ont eu une autre surprise, l’éclatement de la joie Pascale !

A cause de cette période si particulière dans le monde orthodoxe, les jeunes n’ont pas pu faire tout ce qu’ils auraient souhaité, mais ils ont tenté tout de même de faire un petit reportage vidéo sur « Pro Vita » à Valea Screzii, que nous espérons pouvoir exploiter pour le site de l’association. Ils ont pu aussi rester auprès des enfants et rendre quelques services. Voici donc ce que nous avons vu de :


« PRO VITA » en avril 2003 :



    Le gaz est arrivé aussi, sous forme de citerne. Le gaz est cher mais cette installation thermique assure une température constante dans les maisons des bébés durant les trois mois les plus rudes de l’hiver. Aussi, l’hiver dernier aucun enfant n’a dû aller à l’hôpital.

    Une nouvelle menuiserie, pour la construction des bâtiments, voit le jour. L’ancienne va servir de magasin et de salle de réunion.

    Une classe jardin d’enfants est en voie d’achèvement.

    L’association a désormais une « station » pour l’extraction de l’écorce du bois vert et son séchage, appareillage important car beaucoup de bois est nécessaire pour toutes les constructions en cours, et c’est donc un gain de temps très appréciable.





Toutes ces réalisations n’ont été possibles que grâce à votre générosité, MERCI donc à tous ceux et celles qui pensent aux enfants accueillis par Père Nicolae et soutiennent activement son œuvre.




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ASSEMBLEE GENERALE 2002

Réunie à LIMOURS (Métropole) le 16 novembre 2002, en présence de son Eminence le Métropolite et Archevêque JOSEPH.

Nous n’étions pas nombreux à cette assemblée, mais ceci n’a guerre d’importance. L’important est que de plus en plus de personnes se mobilisent pour soutenir notre action en Roumanie, spécialement notre aide à l’œuvre « Pro Vita » de Père Nicolae Tanase. Notre association réunissant des adhérents et sympathisants sur tout le territoire national, elle est de fait trop dispersée pour avoir des A.G. actives. Celles-ci ne sont donc pas le lieu idéal pour développer des programmes, mais seulement pour présenter les bilans, conformément à la loi.
Par contre, des initiatives sont prises pour faire connaître notre association, l’œuvre de Père Nicolae, récolter de l’argent, faire parvenir en Roumanie des colis, etc. … Et c’est ce qui nous est apparu comme important, à l’occasion du bilan moral de l’A.O.F.F.R.


L’Association en chiffres : Membres d’honneur = 11 Membres bienfaiteurs = 7 Membres actifs = 81 + 1 personne morale Donateurs = 70 + 12 personnes morales

BILAN FINANCIER

Entrées : 8412 €
• Cotisations : 549 € • Dons : 7464 € • Vente artisanat : 399 €

Dépenses : 8195 €
• Versements à PRO VITA : 5834 € • Prise en charge véhicules PRO VITA : 1002 € (Assurances 2001 : 664 € Assurances 2002 : 216 € Carte grise : 122 € ) • Participation frais visite de Père Nicolae : 256 € • Participation voyage à Valea Plopului d’une jeune russe :205 € • Don association SARAH : 20 € • Secrétariat : 878 € (Poste : 399 € Photocopies : 258 € Adhésion Fraternité Orthodoxe de l’Ouest : 15 € Encre et rubans : 206 €)

Solde au 30.06.2002 : 217 €

Conclusion :Elle est positive, car nous constatons une nette augmentation des dons, en effet le dernier bilan (juin 2000 à juin 2001) faisait état de 31777 F (4844,37 €) d’entrées.
Au jour où nous écrivons cette lettre, nous pouvons déjà vous faire partager que le troisième bilan financier, qui sera présenté à la prochaine A.G., fait ressortir une très nette augmentation des dons sans commune mesure avec ce dont nous avons bénéficié jusqu’à présent.


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Une association qui nous aide :

La Mission St. Jean le Miséricordieux
(St. John the Compassionate Mission)


Cette association a été la première à nous soutenir, par un don de 50 dollars canadiens, en juin 2000, alors que nous n’avions pas encore fondé notre propre association (août 2000).

La Mission St. Jean le Miséricordieux a été fondée en 1987 à Toronto (Ontario – Canada) par le Père Roberto UBERTINO, alors prêtre grec-catholique, aujourd’hui orthodoxe.

Elle réunit des chrétiens de différentes confessions, pour le service des plus pauvres, dans les locaux de la paroisse desservie par Père Roberto (Paroisse Orthodoxe St. Silouane). Celle-ci a été volontairement fondée dans un quartier particulièrement défavorisé de Toronto. L’association offre aux plus démunis plusieurs repas par semaine, des vêtements, des activités (boulangerie, vente de fripes), et surtout une présence fraternelle. En effet, les membres de l’association mangent avec les personnes accueillies, travaillent avec eux, prennent le temps de l’écoute et du dialogue.

Père Roberto étant un ami de longue date, j’ai eu l’occasion, en 1998, de vivre un mois dans sa paroisse-mission, pour apprendre aux membres de l’association la fabrication du pain français. J’ai été particulièrement édifié par l’esprit évangélique qui émane de ce lieu de prière et d’accueil du pauvre, lieu œcuménique par excellence, où le « sacrement du frère » favorise une communion entre chrétiens de différentes confessions.

Père Roberto est également le fondateur de la première paroisse orthodoxe anglophone de Toronto et de la Communion Orthodoxe du Pain de Vie au Canada.

Si vous voulez vivre un temps à St. John, contactez Père Roberto. Le lieu est accueillant et l’expérience en vaut la peine.


tél : (00.1) 416.469.0735
e-mail : rubertin@city.toronto.on.ca
tél. St. John : 416.466.1357
fax St. John : 416.466.3517


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Maica Domnului                      Heureuses INITIATIVES :

En réponse à notre appel (cf. Lettre n° 7) pour soutenir le projet de ferme de Père Nicolae, une amie catholique du Nord de la France, Anne, a fait parvenir directement en Roumanie la somme de 15000 euros, représentant un héritage.

Paul, orthodoxe du Sud de la France, lui, nous a fait parvenir la somme de 13000 euros, qui représente l’argent accumulé durant des années pour des soins à apporter à son épouse, aujourd’hui décédée.

Le Centre « Jean XXIII » de Metz (cf. Lettres précédentes) continue son effort en faveur de l’œuvre de Père Nicolae :
- les jeunes ont collecté des médicaments qu’ils ont fait parvenir à Valea Plopului.
- la vente de boules de Noël confectionnées par les élèves à rapporté 160 euros.

La paroisse orthodoxe « Ste. Paraskève et Ste. Geneviève » (Crypte de St. Sulpice à Paris) nous a fait parvenir 400 euros, fruit d’une quête en faveur des enfants de « Pro Vita ».

La paroisse orthodoxe « Très Sainte Mère de Dieu, Source de Vie » de Lourdes, a participé à une soirée œcuménique à Tarbes, au cours de laquelle une quête a été faite en faveur de diverses associations. Elle nous a envoyé la somme de 70 euros.

La Communauté (catholique) du Pain de Vie de Toronto au Canada, en lien avec St. John the Compassionate Mission, nous a fait parvenir 700 euros et souhaite continuer à nous aider régulièrement.

Ce sont aussi des fraternités françaises et canadiennes de la Communauté (catholique) du Pain de Vie qui nous ont fait parvenir 350 dollars canadiens, fruit de la vente, aux dernières JMJ organisés au Canada, de chapelets fabriqués par les jeunes de « Pro Vita ».

Jean-François, R.M.iste de Centre Bretagne, a pris la décision de donner chaque mois 20 euros en faveur des orphelins de « Pro Vita ».

De même, Christiane, masseur kinésithérapeute, a pris l’initiative d’un versement régulier trimestriel.

L’association « Aide au Tiers-Monde » (cf. Lettre n° 7) a trouvé une ambulance Mercedes pour Père Nicolae. Nous faisons actuellement des démarches administratives pour permettre son utilisation en Roumanie.

Marie-José, de Poitiers, en réponse à notre appel en faveur d’étudiantes (Lettre n° 7), nous a fait parvenir des livres de littérature française, maintenant acheminés en Roumanie.

Dans la Lettre n° 7, Sébastien et Véronique avaient témoigné de leur séjour près de Père Nicolae Tanase. Ils vivent aujourd’hui à Monestier en Dordogne, au Centre Sainte Croix, et ont eu un troisième enfant né le 12 février, qu’ils ont appelé Silouane. Voici un extrait de faire-part :

« Silouane n’a besoin de rien, sinon de vos prières et de vos pensées d’amour. Pas de vêtements, ni de peluches, s’il vous plaît. Si vous voulez faire un geste, nous vous proposons de faire un don, que nous partagerons entre les associations que nous aimons et que nous soutenons : Pro Vita, au secours des enfants abandonnés et orphelins de Roumanie (…) »

Autre initiative de ce jeune couple : Sébastien, qui est menuisier, fabrique de petites bancs de prière en bois, sur chaque vente il prélève 10 euros pour notre association.

MERCI encore à tous ceux et celles qui nous aident, qui aident les enfants de Roumanie à vivre plus dignement.


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Témoignage du Père Lambert VAN DINTEREN
Recteur de la Paroisse Orthodoxe de NANTES
et membre permanent d’ATD Quart-Monde

(Depuis le voyage relaté dans la lettre PRO VITA n°7, Père Lambert est retourné à Valea Plopului et Valea Screzii)

Un village hors de ce monde

C’était lors d’un voyage de découverte de la Roumanie que nous avons eu la grâce de pouvoir vivre un peu avec le Père Nicolae Tanase. A travers cette lettre de liaison vous, le lecteur, vous en savez déjà beaucoup. Je ne vais pas le répéter. Peut-être je peux juste vous donner deux images que j’ai gardées précieusement dans mon cœur.

C’est un village caché, Valea Screzii. On ne le voit pas. Quelqu’un m’explique que les villageois étaient autrefois des serfs du Boyard et que ce « noble » ne voulait pas que ses gens occupent les terres fertiles. Ils ont donc dû construire loin dans les collines un village « hors du monde civilisé ». Ce qui fait que la route qui traverse la vallée n’est entourée que de prés et de champs. Il y a de petits chemins boueux à gauche et à droite, mais rien n’indique que ces chemins mènent quelque part. A oui, au bout d’un de ces chemins, plein de trous et de gros cailloux, on voit des maisons de quelques étages, il y en a pas mal qui sont en construction surtout. Ce sont les maisons de PRO VITA que le Père Tanase est en train de construire à l’entrée du village de Valea Screzii. Mais le village lui-même reste caché. Il faut passer par « l’orphelinat » et puis monter et là au bout de rien, on trouve le village. Pas d’écriteau à l’entrée indiquant le nom du village. Rien. Jusqu’à cette année il n’existait même pas sur les cartes géographiques. Et je rencontre une femme d’un village voisin qui m’avoue que jusqu’au moment de rencontrer son futur mari, originaire de Valea Screzii, elle ignorait complètement l’existence de ce village.

C’est ce village qui est au centre de l’œuvre du Père Nicolae, qui accueille ces femmes qui vivaient cachées dans la « Gara de Nord » de Bucuresti, ces femmes non-connues, vivant « hors de notre monde ».

Restant quelques jours dans le village, je suis profondément touché par ces églises pleines, pleines de gens les visages marqués par une vie dure, trop dure. Eglises remplies de chants du peuple, pas toujours juste, mais vibrant, vibrant d’une foi qui brûle. On y voit les gens faire la queue pour donner leur liste de noms des gens pour lesquels ils veulent que le prêtre prie, accompagnée de leur offrande : quelques cierges, de l’argent, parfois pas plus qu’une pièce de 100 lei (environ 0,003 euro, très très peu, même pour la Roumanie). Ils donnent ce qu’ils ont, le donnent le dos droit, et reçoivent la bénédiction … On y voit ces gens venir à la Communion (aux Grandes Fêtes surtout) le visage tout ridé, le corps usé, courbé, mais les yeux qui brillent, qui se perdent dans une réalité toute autre … dans « le monde à venir ». Ce sont ces gens là qui accueillent maintenant tous ces enfants qui n’ont pas la chance de rester chez leurs parents, leurs parents qui ont une vie encore plus dure que ces villageois.

Voilà ce village hors de « ce monde », qui vit déjà en quelque sort « le monde à venir ».


 Prêtre Lambert van Dinteren


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Le Père Ioan NECULOIU nous fait parvenir une présentation de son association. Père Ioan est recteur de la paroisse de IASI, comme il aime à le dire avant de préciser qu’il ne s’agit pas de la grande IASI de Moldavie, mais de la toute petite IASI de Transylvanie (près de FAGARAS) :

I. Présentation de l’Association

L’Association « IOANIADA » est une association chrétienne de charité et d’assistance sociale, ayant personnalité juridique, qui a été fondée en 1998 à l’initiative d’un prêtre, de médecins et d’intellectuels, etc., conscients et préoccupés par la nécessité d’apporter une aide concrète et urgente aux enfants et aux personnes âgées qui manquent de protection sociale : sans ressources pour se nourrir, sans assistance médicale, sans éducation scolaire et spirituelle, abandonnés et sans abri, confrontés à une grande crise morale et matérielle et qui doivent retrouver Dieu.

II. Le but et les objectifs immédiats

Ayant comme but primordial l’aide matérielle, morale et spirituelle des enfants et des personnes âgées abandonnées et défavorisées pour différentes raisons, hors de leur volonté, nous nous proposons de mettre en place des activités charitables.
Concrètement, nous nous occupons de quatre enfants pour lesquels nous assurons un hébergement, l’assistance médicale et la scolarité. Tout cela demande l’aménagement d’un lieu de vie adapté, de soins médicaux, d’un moyen de transport (une ambulance) et la construction d’une école primaire et maternelle, car nous désirons élargir cette action pour plusieurs enfants du village et de la région de Fagaras. Pour l’avenir, on veut construire une maison de protection familiale pour les orphelins.

III. Appel de coeur

Pour l’instant nous n’avons pas les moyens nécessaires – et notre association est à but non lucratif -, ainsi nous sollicitons votre soutien pour toute donation en argent, biens immobiliers (maisons, terrains agricoles ou pour construire) ; une ambulance ou un bus pour le transport seraient bienvenus.
Nous vous remercions en priant DIEU, de VOUS RECOMPENSER.

Le Président, Prêtre IOAN NECULOIU


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